Das Bun­des­ge­richt hat mit Urteil vom 8. Sep­tem­ber 2009 (6B_208/2009) klar­ge­stellt, dass Art. 172ter StGB (Gering­fü­gi­ge Ver­mö­gens­de­lik­te) im Jugenstraf­recht ana­log anwend­bar ist:

1. […] Com­me le relè­ve l’autorité can­to­na­le, lorsqu’il a déter­mi­né cet­te limi­te, le Tri­bu­nal fédé­ral a évo­qué la situa­ti­on des jeu­nes. Cela mont­re bien qu’il n’a pas mécon­nu cet aspect. Comp­te tenu du but de cet­te dis­po­si­ti­on, par laquel­le le légis­la­teur enten­dait déchar­ger les auto­rités de pour­sui­te péna­le de cas de peu d’importance et favo­ri­ser le règle­ment de ces liti­ges par des accords ent­re par­ties, il a néan­mo­ins esti­mé que la limi­te de 300 fr. devait s’appliquer de maniè­re géné­ra­le et uni­for­me. Cet­te juris­pru­dence n’est au demeurant pas remi­se en questi­on par l’autorité can­to­na­le, si ce n’est pour les cas où l’auteur est un mineur. Or, s’il est vrai que les per­son­nes de la tran­che d’âge visée par le droit pénal des mineurs dis­po­sent en géné­ral de moins de moy­ens que leurs aînés, on conçoit mal pour­quoi la dif­fé­rence de moy­ens finan­ciers dev­rait être pri­se en con­s­idé­ra­ti­on dans ce con­tex­te alors qu’elle ne l’est pas lorsque l’auteur est un adul­te, bien qu’elle puis­se être tout aus­si importan­te. Il est en effet notoire que des ado­le­scents dis­po­sent par­fois de moy­ens bien supé­ri­eurs à ceux de cer­ta­ins adul­tes.

Par ail­leurs, con­for­mé­ment à l’art. 1 al. 2 let. m DPMin, les dis­po­si­ti­ons spé­cia­les du code pénal, et donc son art. 172ter, sont app­li­ca­bles par ana­lo­gie en droit pénal des mineurs. L’art. 1 al. 3 DPMin pré­cise que lors de l’application de dis­po­si­ti­ons du code pénal, l’âge et le degré de déve­lop­pe­ment du mineur doiv­ent peser en sa faveur. La maniè­re dont les auto­rités can­to­na­les appli­quent l’art. 172ter CP dans ce con­tex­te cont­re­vi­ent clai­re­ment à ce princi­pe puisqu’elle per­met le cas échéant la con­dam­na­ti­on d’un auteur mineur alors qu’aucune pour­sui­te n’aurait été pos­si­ble s’il avait été majeur. Tel est d’ailleurs le cas en l’espèce puis­que C.X.________, qui a été recon­nue cou­pa­ble de vol, n’aurait pas pu être pour­sui­vie fau­te de plain­te. Une tel­le inter­pré­ta­ti­on vio­le le droit fédé­ral.

Juana Vasella

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RA Dr. Juana Vasella ist Habilitandin, Oberassistentin und Lehrbeauftragte an der Universität Luzern sowie Co-Direktorin der Kompetenzstelle für Logistik- und Transportrecht KOLT. Daneben ist sie als Konsulentin für MME Legal | Tax | Compliance tätig. Zuvor hat Juana Vasella an der TU Dresden, der Universität Zürich und der Bucerius Law School sowie bei CMS von Erlach Poncet AG gearbeitet.