Die Neube­mes­sung des Unter­halts­beitrags der Eltern für ihre Kinder bei Verän­derung der Ver­hält­nisse gemäss Art. 286 Abs. 2 ZGB ist Gegen­stand des – für die amtliche Pub­lika­tion vorge­se­henen – Urteils 5A_99/2011 vom 26 Sep­tem­ber 2011 (frz.).

Bei erhe­blich­er Verän­derung der Ver­hält­nisse set­zt das Gericht den Unter­halts­beitrag auf Antrag eines Eltern­teils oder des Kindes neu fest oder hebt ihn auf (Art. 286 Abs. 2 ZGB). Für eine Beitragsmod­i­fika­tion ist somit erforder­lich, dass neue bedeu­tende und dauer­hafte Entwick­lun­gen eine andere Unter­halt­sregelung bedin­gen.

Wann dies der Fall ist, hält das Urteil wie fol­gt fest:

4.1.1 […] La procé­dure de mod­i­fi­ca­tion n’a en effet pas pour but de cor­riger le pre­mier juge­ment, mais de l’adapter aux cir­con­stances nou­velles inter­venant chez les par­ents ou l’enfant (ATF 131 III 189 con­sid. 2.7.4 […]). Le moment déter­mi­nant pour appréci­er si des cir­con­stances nou­velles se sont pro­duites est la date du dépôt de la demande de mod­i­fi­ca­tion (ATF 120 II 285 con­sid. 4b). La sur­ve­nance d’un fait nou­veau – impor­tant et durable – n’entraîne toute­fois pas automa­tique­ment une mod­i­fi­ca­tion de la con­tri­bu­tion d’entretien. Ce n’est que si la charge d’entretien devient déséquili­brée entre les deux par­ents, au vu des cir­con­stances pris­es en compte dans le juge­ment précé­dent, en par­ti­c­uli­er si cette charge devient exces­sive­ment lourde pour le par­ent débiren­tier qui aurait une con­di­tion mod­este, qu’une mod­i­fi­ca­tion de la con­tri­bu­tion peut entr­er en con­sid­éra­tion (ATF 134 III 337 con­sid. 2.2.2). Le juge ne peut donc pas se lim­iter à con­stater une mod­i­fi­ca­tion dans la sit­u­a­tion d’un des par­ents pour admet­tre la demande; il doit procéder à une pesée des intérêts respec­tifs de l’enfant et de cha­cun des par­ents pour juger de la néces­sité de mod­i­fi­er la con­tri­bu­tion d’entretien dans le cas con­cret.
4.1.2 Lorsqu’il admet que les con­di­tions sus­men­tion­nées sont rem­plies, le juge doit alors fix­er à nou­veau la con­tri­bu­tion d’entretien, après avoir actu­al­isé tous les élé­ments pris en compte pour le cal­cul dans le juge­ment précé­dent.

Im vor­liegen­den Fall war unbe­strit­ten, dass die Geburt von zwei weit­eren Kindern eine wesentliche Verän­derung der Ver­hält­nisse darstellt, die zu einem Ungle­ichgewicht hin­sichtlich der Unter­halts­be­las­tung zwis­chen den Eltern führt. Insoweit ist es grund­sät­zlich nicht notwendig zu prüfen, ob eine mögliche Änderung des hypo­thetis­chen Einkom­mens des Unter­haltss­chuld­ners eben­falls eine wesentliche Verän­derung der Ver­hält­nisse bewirkt. Hier war jedoch zu über­prüfen, ob die Neu­berech­nung des Unter­halts­beitrags kor­rekt erfol­gt ist, wobei auch das hypo­thetis­che Einkom­men berück­sichtigt wer­den muss.

Zur Fes­tle­gung eines hypo­thetis­chen Einkom­mens heisst es im Urteil:

7.4.1 […] Ain­si, le juge doit exam­in­er suc­ces­sive­ment les deux con­di­tions suiv­antes. Tout d’abord, il doit déter­min­er si l’on peut raisonnable­ment exiger d’une per­son­ne qu’elle exerce une activ­ité lucra­tive ou aug­mente celle-ci, eu égard, notam­ment, à sa for­ma­tion, à son âge et à son état de san­té; il s’agit d’une ques­tion de droit. Lorsqu’il tranche celle-ci, le juge ne peut pas se con­tenter de dire, de manière toute générale, que la per­son­ne en cause pour­rait obtenir des revenus supérieurs en tra­vail­lant; il doit pré­cis­er le type d’activité pro­fes­sion­nelle qu’elle peut raisonnable­ment devoir accom­plir. Ensuite, le juge doit établir si la per­son­ne a la pos­si­bil­ité effec­tive d’exercer l’activité ain­si déter­minée et quel revenu elle peut en obtenir, compte tenu des cir­con­stances sub­jec­tives sus­men­tion­nées, ain­si que du marché du tra­vail; il s’agit-là d’une ques­tion de fait (ATF 128 III 4 con­sid. 4c/bb […]). Pour arrêter le mon­tant du salaire, le juge peut éventuelle­ment se baser sur l’enquête suisse sur la struc­ture des salaires, réal­isée par l’Office fédéral de la sta­tis­tique, ou sur d’autres sources […].
7.4.2 Le fait qu’un débiren­tier sans emploi n’ait pas vu ses indem­nités sus­pendues, à titre de sanc­tion, par une assur­ance sociale (chô­mage, assis­tance sociale) ne dis­pense pas le juge civ­il d’examiner si l’on peut lui imput­er un revenu hypothé­tique. En effet, le juge civ­il n’est pas lié par l’instruction menée par les autorités admin­is­tra­tives. En out­re, les critères qui per­me­t­tent de retenir un revenu hypothé­tique sont dif­férents en droit de la famille et en droit des assur­ances sociales; en droit de la famille, lorsque l’entretien d’un enfant mineur est en jeu et que l’on est en présence de sit­u­a­tions finan­cières mod­estes, le débiren­tier peut notam­ment se voir imput­er un revenu basé sur une pro­fes­sion qu’il n’aurait pas eu à accepter selon les règles pré­valant en matière d’assurance sociale (ATF 137 III 118 con­sid. 3.1 […]). C’est pourquoi, le verse­ment réguli­er d’indemnités de chô­mage sans sus­pen­sion con­stitue tout au plus un indice per­me­t­tant de retenir, en fait, qu’une per­son­ne a entre­pris tout ce qu’on pou­vait raisonnable­ment exiger d’elle pour éviter de se trou­ver sans revenus et, par­tant, qu’elle a fait des recherch­es pour retrou­ver un emploi (arrêt 5A_724/2009 du 26 avril 2010 con­sid. 5.3 […]).

Vor­liegend erfol­gte die Ermit­tlung des hypo­thetis­chen Einkom­mens nicht in Übere­in­stim­mung mit der bun­des­gerichtlichen Recht­sprechung und auf willkür­liche Weise. Erstens war unklar, ob der Schuld­ner angesichts der aktuellen Arbeits­mark­t­lage tat­säch­lich in der Lage war, eine Anstel­lung zu find­en. Und zweit­ens wurde bei der Berech­nung pauschal auf eine durch­schnit­tliche Rente bzw. ein durch­schnit­tlich­es Arbeit­slosen­geld abgestellt, die der Schuld­ner ins­ge­samt über einen Zeitraum von fast 20 Jahren bezog, ohne gele­gentliche Teilzeit­tätigkeit­en anzurech­nen. Ein solch­es Vorge­hen bietet keine aus­re­ichende Grund­lage für die Schätzung des hypo­thetis­chen Einkom­mens und lässt zudem die zwis­chen­zeitliche Steigerung der Leben­shal­tungskosten unberück­sichtigt.

Das Bun­des­gericht heisst die Beschw­erde gut, hebt das ange­focht­ene Urteil auf und weist die Sache zur Neubeurteilung an die Vorin­stanz zurück.

Juana Vasella

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RA Dr. Juana Vasella ist Habilitandin, Oberassistentin und Lehrbeauftragte an der Universität Luzern sowie Co-Direktorin der Kompetenzstelle für Logistik- und Transportrecht KOLT. Daneben ist sie als Konsulentin für MME Legal | Tax | Compliance tätig. Zuvor hat Juana Vasella an der TU Dresden, der Universität Zürich und der Bucerius Law School sowie bei CMS von Erlach Poncet AG gearbeitet.