Im Ent­scheid 4A_238/2011 vom 4. Janu­ar 2012 setz­te sich das Bun­des­ge­richt mit dem Argu­ment des Beschwer­de­füh­rers aus­ein­an­der, wonach die Par­tei­en mit der Ver­wen­dung des Begriffs “appeal” in ihrer Rechts­mit­tel­ver­zichts­er­klä­rung ledig­lich ein ordent­li­ches Rechts­mit­tel aus­schlie­ssen woll­ten. Die ent­scheidre­le­van­te Ver­trags­klau­sel lau­te­te wie folgt (E. 2.2.1):

Neit­her Z.________ nor the Gran­tors shall be ent­it­led to com­mence or main­tain any action in a court of law upon any mat­ter in dis­pu­te ari­sing from or con­cer­ning this Agree­ment or a bre­ach the­re­of except for the enforce­ment of any award ren­de­red pur­suant to arbi­tra­ti­on under this Agree­ment. The deci­si­on of the arbi­tra­ti­on shall be final and bin­ding and neit­her par­ty shall have any right to appeal such deci­si­on to any court of law.

Das Bun­des­ge­richt wand­te sich zunächst der in der Leh­re umstrit­te­nen Fra­ge zu, nach wel­chem Recht die Rechts­mit­tel­ver­zichts­er­klä­rung aus­zu­le­gen sei. Die­se Fra­ge brauch­te das Bun­des­ge­richt jedoch nicht abschlie­ssend zu beant­wor­ten, da sämt­li­che vom Beschwer­de­füh­rer ange­ru­fe­nen Rechts­ord­nun­gen zum glei­chen Ergeb­nis führ­ten (E. 2.2.4.1):

On peut donc rai­son­n­ab­le­ment se deman­der, quant au droit app­li­ca­ble à l’interprétation de la clau­se d’exclusion, pro­blè­me rele­vant de la vali­dité maté­ri­el­le de cet accord, s’il se justi­fie de le recher­cher en appli­quant la dis­po­si­ti­on pré­vue à cet effet pour la con­ven­ti­on d’arbitrage, soit l’art. 178 al. 2 LDIP, com­me le pré­co­ni­se une par­tie de la doc­tri­ne (cf. BERGER/KELLERHALS, Inter­na­tio­nal and Dome­stic Arbi­tra­ti­on in Switz­er­land, 2e éd. 2010, n° 1671), ou s’il ne con­vi­en­drait pas plu­tôt d’appliquer le seul droit suis­se, com­me le sug­gè­rent deux auteurs en invo­quant le princi­pe de pro­xi­mité, la renon­cia­ti­on ayant trait à l’intervention du juge suis­se et pro­vo­quant l’incompétence du Tri­bu­nal fédé­ral (KAUFMANN-KOHLER/RIGOZZI, Arbi­tra­ge inter­na­tio­nal — Droit et pra­tique à la lumiè­re de la LDIP, 2e éd. 2010, n° 761a p. 474). Quant à poser un princi­pe géné­ral selon lequel le ter­me ang­lais “appeal” mani­fe­ster­ait suf­fi­sam­ment (ou insuf­fi­sam­ment) la volon­té des par­ties de renon­cer au recours ouvert en Suis­se cont­re une sen­tence arbi­tra­le inter­na­tio­na­le, cet­te appro­che, envi­sa­gée par un auteur (SÉBASTIEN BESSON, in Revue de l’arbitrage, 2005, p. 1082), aurait cer­tes le dou­ble méri­te de la sim­p­li­cité et de la pré­vi­si­bi­lité; il est, cepen­dant, dou­teux qu’une tel­le fic­tion juri­di­que soit com­pa­ti­ble avec les règles géné­ra­les touchant l’interprétation des mani­fe­sta­ti­ons de volon­té en matiè­re con­trac­tu­el­le et il ne serait, de tou­te façon, guè­re envi­sa­ge­able, sous l’angle de la sécu­rité du droit, d’y sou­mett­re des clau­ses de renon­cia­ti­on sti­pu­lées avant son éven­tu­el­le insti­tu­ti­on par la voie pré­to­ri­en­ne. Point n’est tou­te­fois besoin de tran­cher défi­ni­ti­ve­ment, en l’espèce, la questi­on ici débat­tue, dès lors que, à l’instar du droit suis­se, aucun des droits étran­gers invo­qués ne vient au sou­ti­en de la thè­se défen­due par le recou­rant, com­me on le démon­tre­ra ci-après.

Unter Berück­sich­ti­gung des New Yor­ker, fran­zö­si­schen und tune­si­schen Rechts gelang­te das Bun­des­ge­richt zum Schluss, dass sich die Rechts­mit­tel­ver­zichts­er­klä­rung auch auf ausser­or­dent­li­che Rechts­mit­tel bezog (E. 2.2.4.2):

Il appert de cet­te brè­ve étu­de de droit com­pa­ré qu’aucune des légis­la­ti­ons invo­quées par le recou­rant ne per­met d’attaquer une sen­tence en matiè­re d’arbitrage inter­na­tio­nal par la voie de l’appel ordinaire. Aus­si le recou­rant, en signant le cont­rat d’option incluant la con­ven­ti­on d’arbitrage dans laquel­le figu­re la clau­se d’exclusion liti­gieu­se, n’a-t-il pu renon­cer qu’au seul moy­en de droit dont il dis­po­se­rait pour attaquer une éven­tu­el­le sen­tence future, c’est-à-dire au recours en matiè­re civi­le pré­vu par les deux der­niè­res dis­po­si­ti­ons citées.

Schliess­lich behan­del­te das Bun­des­ge­richt die Fra­ge, ob Art. 192 IPRG EMRK-kon­form sei. Es bejah­te dies mit den fol­gen­den Argu­men­ten (E. 3.2):

La con­tro­ver­se por­te, en l’espèce, sur la questi­on de savoir s’il est pos­si­ble de renon­cer à recour­ir cont­re une sen­tence arbi­tra­le à venir sans vio­ler l’art. 6 par. 1 CEDH. Cet­te questi­on doit être tran­chée par l’affirmative. Sans dou­te la renon­cia­ti­on au recours impli­que-t-elle l’impossibilité pour la par­tie qui a suc­com­bé de fai­re con­stater par le Tri­bu­nal fédé­ral que la sen­tence attaquée a été ren­due en vio­la­ti­on des garan­ties pro­cé­du­ra­les fon­da­men­ta­les pré­vu­es par cet­te nor­me con­ven­ti­on­nel­le. Tou­te­fois, ni la lett­re ni l’esprit de cel­le-ci n’empêchent une per­son­ne de renon­cer à de tel­les garan­ties de son plein gré, pour autant que par­eil­le renon­cia­ti­on ne soit pas équi­vo­que et ne se heur­te à aucun inté­rêt public important (arrêt de la Cour euro­péen­ne des droits de l’homme du 28 mai 1997 dans l’affaire Pau­ger c. Autri­che [requête n° 16717/90], § 58 et l’arrêt cité; FROWEIN/PEUKERT, EMRK-Kom­men­tar, 3e éd. 2009, n° 3 ad art. 6 CEDH et les pré­cé­dents cités à la page 145, note de pied 7). Or, l’art. 192 al. 1 LDIP satis­fait à ces exi­gen­ces puisqu’il com­man­de que la renon­cia­ti­on soit expres­se et, de sur­croît, qu’elle fas­se l’objet d’un accord ent­re les par­ties, ce qui exclut tou­te renon­cia­ti­on uni­la­té­ra­le. De plus, une renon­cia­ti­on qui ne serait pas fai­te de son plein gré par une par­tie, mais sous l’empire d’un vice du con­sen­te­ment, pour­rait être inva­li­dée de ce chef (arrêt 4A_514/2010 du 1er mars 2011 con­s­id. 4.2). Au demeurant, com­me l’arbitrage est un mode con­ven­ti­on­nel de réso­lu­ti­on des liti­ges par des juge pri­vés — les arbi­tres — que les par­ties peu­vent choi­sir, on ne voit pas, a prio­ri, à quel inté­rêt public important une renon­cia­ti­on anti­ci­pée au recours, inter­venant dans ce cad­re pro­cé­du­ral, serait sus­cep­ti­ble de por­ter att­ein­te dans le cours ordinaire des cho­ses.

Michael Feit

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RA Dr. Michael Feit, LL.M, ist als Rechtsanwalt bei Walder Wyss tätig und auf internationale Schiedsgerichtsbarkeit (Handels- und Investitionsschutzschiedsgerichtsbarkeit) spezialisiert. Er vertritt Parteien sowohl in institutionellen als auch in ad hoc Schiedsverfahren und amtet auch als Schiedsrichter. Bei der Bearbeitung französischsprachiger Bundesgerichtsentscheide wird er von RA David Cuendet (ebenfalls Walder Wyss) unterstützt.