Der Steu­er­pflich­ti­ge, der einen Treu­hän­der mit dem Aus­fül­len sei­ner Steu­er­erklä­rung beauf­tragt, unter­liegt nach wie vor den gel­ten­den Ver­fah­rens­pflich­ten. Der ver­tre­te­ne Steu­er­pflich­ti­ge soll nicht bes­ser gestellt wer­den als der­je­ni­ge, der sei­ne Steu­er­erklä­rung sel­ber aus­füllt.

Im Ent­scheid hielt das BGer u.a. fest, was folgt.

(E.3.5) Lorsqu’il man­da­te une fidu­ci­ai­re pour rem­plir sa décla­ra­ti­on d’impôt, le con­tri­bu­able n’est pas déchar­gé de ses obli­ga­ti­ons et responsa­bi­lités fis­ca­les, mais doit sup­por­ter les incon­vé­ni­ents d’une tel­le inter­ven­ti­on [Zita­te]; il répond en par­ti­cu­lier des err­eurs de l’auxiliaire qu’il n’instruit pas cor­rec­te­ment ou dont il ne con­trô­le pas l’activité, du moins s’il était en mes­u­re de recon­naît­re ces err­eurs [Zita­te]. Lorsqu’un con­tri­bu­able signe sa décla­ra­ti­on fis­ca­le, con­for­mé­ment à l’art. 124 al. 2 LIFD, il endos­se la responsa­bi­lité de la véra­cité des indi­ca­ti­ons qui s’y trou­vent; il répond ain­si lui-même des infrac­tions fis­ca­les com­mi­ses si une fau­te lui est impu­ta­ble; il ne peut se libé­rer en faisant valoir qu’il s’est fait assi­ster ou con­seil­ler [Zita­te]. Il ne faut en effet pas que le con­tri­bu­able qui se fait repré­sen­ter soit favo­ri­sé par rap­port au con­tri­bu­able qui rem­plit sa décla­ra­ti­on fis­ca­le lui-même, par la pos­si­bi­lité de se sou­s­trai­re à sa responsa­bi­lité en se retran­chant der­riè­re son repré­sen­tant pour des fau­tes qui lui sont impu­ta­bles [Zita­te]. Par­tant, le con­tri­bu­able qui signe par avan­ce sa décla­ra­ti­on fis­ca­le ou la fait signer par un employé sub­al­ter­ne, lais­sant à la fidu­ci­ai­re la char­ge de l’envoyer sans effec­tu­er aucun con­trô­le, s’accommode à tout le moins de la réa­li­sa­ti­on d’une éven­tu­el­le infrac­tion fis­ca­le si la décla­ra­ti­on four­nie est inex­ac­te (cf., en ce sens, en cas d’une décla­ra­ti­on envoy­ée par la fidu­ci­ai­re et signée par une app­ren­tie, arrêt 2A.538/1998 du 30 juin 1999 con­s­id. 3b, in: RDAF 1999 II 535). Pour retenir l’intention, à tout le moins par dol éven­tu­el, il faut tou­te­fois que le con­tri­bu­able ait pu recon­naît­re le carac­tè­re erro­né de la décla­ra­ti­on fis­ca­le s’il avait agi avec la dili­gence requi­se et qu’il ait ain­si été en mes­u­re de la fai­re cor­ri­ger [Zita­te]. S’agissant de savoir si une ten­ta­ti­ve de sou­strac­tion est inten­ti­on­nel­le ou pro­cè­de d’une nég­li­gence non punis­sa­ble, l’importance des mon­tants en cau­se joue aus­si un rôle non nég­li­ge­able, dès lors que l’absence d’un mon­tant sur la décla­ra­ti­on d’impôt peut d’autant plus dif­fi­ci­le­ment éch­ap­per au con­tri­bu­able que la som­me est éle­vée [Zitat].

Michael Fischer

Posted by Michael Fischer