Das BGer schützt im vor­lie­gen­den Urteil die frist­lo­se Ent­las­sung eines Gefäng­nis­kochs aus dem öffent­li­chen Dienst des Kan­tons NE, der trotz eines Alko­hol­ver­bots bei einer unan­ge­kün­dig­ten Kon­trol­le in der Küche mit einem Häft­ling und einer zur Hälf­te geleer­ten Fla­sche Rot­wein ange­trof­fen wor­den war:

5.2.3 Il est con­stant que le recou­rant a ser­vi du vin en cui­sine à un détenu affec­té à cet ate­lier et qu’il en a con­som­mé en sa com­pa­gnie. Il n’est pas non plus con­testé qu’un tel com­por­te­ment était con­trai­re à la loi […] aux règles de l’établissement, ain­si qu’aux règles de disci­pli­ne du code de déon­to­lo­gie. Com­me l’ont justement rap­pelé les pre­miers juges, un agent de déten­ti­on occupe dans l’administration can­to­na­le une posi­ti­on dans laquel­le la con­fi­an­ce et l’intégrité jou­ent un rôle pri­mor­di­al dans la bon­ne mar­che du ser­vice. Un com­por­te­ment qui serait anodin [=unbe­deu­tend], voi­re de peu de gra­vité, dans un aut­re con­tex­te pro­fes­si­on­nel prend ici une tout aut­re dimen­si­on. Le fait de con­som­mer de l’alcool avec un détenu pré­sup­po­se ou peut fai­re naît­re une cer­tai­ne rela­ti­on de pro­xi­mité ent­re agent et détenu. Ain­si que le Tri­bu­nal fédé­ral l’a jugé dans l’arrêt 8C_292/2011, déjà cité, et qui con­cer­nait éga­le­ment un agent de déten­ti­on, une tel­le pro­xi­mité est de natu­re à éveil­ler de sérieux dou­tes sur l’aptitude de l’intéressé à adop­ter une sai­ne et indis­pensable distan­ce dans sa rela­ti­on avec les déte­nus. Elle est prop­re à fai­re dou­ter séri­eu­se­ment ses supé­ri­eurs ain­si que ses col­lè­gues de son apti­tu­de à assu­mer plei­ne­ment sa char­ge, notam­ment par un strict respect de la disci­pli­ne inhé­ren­te à la sécu­rité d’un éta­b­lis­se­ment de déten­ti­on. A cela s’ajoute que l’agent de déten­ti­on qui bra­ve une inter­dic­tion à l’égard d’un détenu prend le ris­que de s’exposer à des pres­si­ons de sa part, ou de la part d’autres déte­nus, dans le but d’obtenir par la sui­te de lui cer­ta­ins avan­ta­ges illi­ci­tes. Enfin, com­me l’a sou­li­gné la juri­dic­tion can­to­na­le, il devait être clair dans l’esprit du recou­rant, à la sui­te des mes­u­res pri­ses par le ser­vice péni­ten­ti­ai­re con­sé­cu­ti­ve­ment à l’évasion sur­ve­nue en été 2011, qu’une stric­te obser­va­ti­on de la régle­men­ta­ti­on serait désor­mais exi­gée du per­son­nel péni­ten­ti­ai­re.
5.2.4 Même si la mes­u­re pri­se appa­raît sévè­re, les pre­miers pre­miers juges pou­vai­ent, sans tom­ber dans arbi­trai­re, con­s­idé­rer que les con­di­ti­ons d’un ren­voi immé­di­at étai­ent réunies. Le princi­pe de pro­por­ti­onna­lité, qui se con­fond ici avec le grief d’arbitraire, n’a pas été vio­lé.

David Vasella

Posted by David Vasella

RA Dr. David Vasella ist Gründer von swissblawg und Rechtsanwalt und Counsel bei Walder Wyss. Er ist auf IT-, Datenschutz- und Immaterialgüterrecht spezialisiert, betreibt den Blog daten:recht und ist Lehrbeauftragter der Universität Zürich.