Ein Fahrer für Per­so­n­en­trans­porte wurde frist­los ent­lassen, nach­dem er trotz Ver­war­nung ver­schiedene Pflichtver­let­zun­gen zu ver­ant­worten hat­te. Die Arbeit­ge­berin warf dem Fahrer unter anderem vor, er habe sich nach seinen Ferien zum falschen Fahrzeugde­pot begeben, sei auf dem Mobil­tele­fon nur schlecht erre­ich­bar gewe­sen und habe sich gegenüber dem Vorge­set­zten mehrfach unangemessen ver­hal­ten. Die frist­lose Kündi­gung erfol­gte, nach­dem der Fahrer während eines Per­so­n­en­trans­ports das Fahrzeug bei laufen­d­em Motor während fünf bis zehn Minuten ver­lassen hat­te, um in einem Laden auf der anderen Strassen­seite pri­vate Einkäufe zu täti­gen. Im Fahrzeug befan­den sich beina­he zwanzig Schüler im Alter von vierzehn und fün­fzehn Jahren.

Das Bun­des­gericht schützte die Auf­fas­sung der Vorin­stanz, wonach dieses Ver­lassen des Fahrzeugs für sich allein einen wichti­gen Grund im Sinne von Art. 337 OR darstellte. Die Gerichte war­fen dem Fahrer vor, er habe nicht nur die Strassen­verkehrsregeln ver­let­zt, son­dern sich auch sehr unvor­sichtig ver­hal­ten. Bei ein­er Gruppe von Jugendlichen könne nicht aus­geschlossen wer­den, dass sich ein Jugendlich­er dazu hin­reis­sen lasse, sich hin­ter das Steuer des Fahrzeugs mit laufen­d­em Motor zu set­zen (Urteil 4A_137/2014 vom 10. Juni 2014, E. 3):

“La défend­er­esse a motivé la résil­i­a­tion immé­di­ate du con­trat par les man­que­ments que le deman­deur a com­mis les 7, 10 et 11 octo­bre 2011, en dépit de l’avertissement qu’il avait reçu au mois de juil­let précé­dent. La Cour d’appel retient que le plus récent de ces man­que­ments, con­sis­tant dans l’abandon momen­tané du véhicule, est à lui seul un juste motif de résil­i­a­tion immé­di­ate au regard de l’art. 337 al. 2 CO; cette appré­ci­a­tion est con­testée par le deman­deur.
Celui-ci trans­portait près de vingt élèves âgés de qua­torze à quinze ans. A l’arrêt de …, il a quit­té le véhicule et ses pas­sagers, lais­sant le moteur en marche et les portes ouvertes, pour aller faire un achat per­son­nel au mag­a­sin situé de l’autre côté de la rue. Son absence a duré entre cinq et dix min­utes.
U., alors âgé de quinze ans, était l’un des pas­sagers. Enten­du par le Tri­bunal de prud’hommes en qual­ité de témoin, il a rap­porté sans équiv­oque que le moteur était en marche pen­dant l’absence du con­duc­teur. Sur la base de ce témoignage direct et pré­cis, la Cour d’appel peut sans arbi­traire (cf. ATF 137 I 58 con­sid. 4.1.2 p. 62; 136 III 552 con­sid. 4.2 p. 560) tenir ce fait pour avéré, de sorte que le deman­deur tente inutile­ment de le met­tre en doute devant le Tri­bunal fédéral; celui-ci est au con­traire lié par les con­stata­tions de l’autorité précé­dente (art. 105 al. 1 LTF).
Pour le sur­plus, il est incon­testé qu’un pas­sager ou un tiers présent sur les lieux aurait aisé­ment pu accéder à la place du con­duc­teur et met­tre le véhicule en mou­ve­ment. Cha­cun sait que des ado­les­cents en groupe, livrés à eux-mêmes et con­fron­tés à une sit­u­a­tion inso­lite, peu­vent être enclins à agir de manière dan­gereuse ou nuis­i­ble; en l’occurrence, alors même qu’il ne s’est heureuse­ment pas réal­isé, le risque d’un geste irréfléchi et dom­mage­able était par­ti­c­ulière­ment aigu. Le deman­deur a adop­té un com­porte­ment con­traire aux règles de la cir­cu­la­tion routière, comme la Cour d’appel l’a relevé, et surtout très grave­ment impru­dent dans les cir­con­stances con­crètes de l’événement. L’entreprise de la défend­er­esse se con­sacre au trans­port col­lec­tif des per­son­nes; compte tenu de la respon­s­abil­ité qu’elle assume envers ses pas­sagers et le pub­lic en général, elle ne saurait raisonnable­ment tolér­er de pareilles incon­ve­nances de la part de ses con­duc­teurs. Con­traire­ment à l’opinion longue­ment dévelop­pée à l’appui du recours en matière civile, la Cour d’appel n’a pas mécon­nu les lim­ites de son pou­voir d’appréciation en jugeant, selon sa déci­sion, que la défend­er­esse était fondée à résili­er abrupte­ment le con­trat de tra­vail. Il s’ensuit que le deman­deur réclame à tort les presta­tions prévues par l’art. 337c al. 1 et 3 CO.”

Roland Bachmann

Posted by Roland Bachmann

Roland Bachmann ist Partner bei Wenger Plattner. Sein Schwerpunkt als Wirtschaftsanwalt ist die Prozessführung. Vor seiner Tätigkeit in der Advokatur arbeitete Roland Bachmann als juristischer Sekretär des Obergerichts Zürich und des Bezirksgerichts Zürich. Er studierte an den Universitäten von Zürich, Tours (Frankreich) und Ann Arbor in Michigan (USA).