4A_42/2018: Krankentaggeldversicherung als Ersatzlösung

In einem arbeit­srechtlichen Prozess wegen miss­bräuch­lich­er Kündi­gung hat­te das Bun­des­gericht Gele­gen­heit, sich zur rechtlichen Aus­gestal­tung von Kranken­taggeld­ver­sicherun­gen im Sinne ein­er Ersat­zlö­sung zu äussern (Urteil 4A_42/2018 vom 5. Dezem­ber 2018).

Das Bun­des­gericht erachtete eine Ver­sicherungslö­sung als gle­ich­w­er­tig, wonach im Falle von Krankheit nach ein­er Wartezeit von 120 Tagen Taggelder in der Höhe von 80 % des Salärs brut­to (salaire effec­tif brut) während max. 730 Tagen aus­bezahlt wer­den. Die Prämien wur­den voll­ständig durch den Arbeit­ge­ber bezahlt. Mit dieser Lösung befre­ite sich der Arbeit­ge­ber von der Lohn­fortzahlungspflicht. Der Ver­sicher­er trat an die Stelle des Arbeit­ge­bers, indem er Taggelder aus­richtete, die von der Beitragspflicht für die Sozialver­sicherun­gen befre­it sind (E. 5).

In der Orig­i­nal­fas­sung erwog das Bun­des­gericht das Fol­gende:

5. Il ressort de l’é­tat de fait can­ton­al que l’em­ployeuse a con­clu pour ses salariés auprès de J. une assur­ance prévoy­ant le verse­ment d’une indem­nité jour­nal­ière en cas de mal­adie cor­re­spon­dant à 80 % du salaire effec­tif brut jusqu’au 730ème jour d’in­ca­pac­ité de tra­vail, la prime y rel­a­tive étant inté­grale­ment prise en charge par l’em­ployeuse. ll s’ag­it là d’un régime déroga­toire, par rap­port au régime légal de base, admis­si­ble dans la mesure où il accorde au tra­vailleur des presta­tions au moins équiv­a­lentes à celui-ci (art. 324a al. 4 CO). L’as­sureur verse alors des presta­tions moin­dres par rap­port à celles dues légale­ment pen­dant un “temps lim­ité”, mais qui s’é­ten­dent sur une péri­ode plus longue […]. Dans le cas présent, la con­di­tion d’équiv­a­lence de ce régime est respec­tée […]. L’em­ployeuse pour­rait tout au plus devoir pay­er les 120 pre­miers jours d’in­ca­pac­ité de tra­vail, suiv­ant com­ment l’on inter­prète l’art. 8.1 des con­di­tions d’em­ploi inté­grées au con­trat de tra­vail, ce qui n’est toute­fois pas litigieux ici.

Avec la con­clu­sion (valide) d’un con­trat d’as­sur­ance mal­adie col­lec­tive, l’em­ployeur se libère de son oblig­a­tion de con­tin­uer à vers­er le salaire […]. L’as­sureur inter­vient en lieu et place de l’em­ployeur, en ne ver­sant pas au tra­vailleur véri­ta­ble­ment son salaire, dont il faudrait encore déduire les con­tri­bu­tions sociales, mais bien une indem­nité jour­nal­ière, qui en est exempte […]. Le droit aux presta­tions d’as­sur­ance appar­tient de par la loi directe­ment à l’assuré/au tra­vailleur (art. 87 LCA; art. 67 LAMal).